Portrait de Lucie Marionnaud
Lucie Marionnaud, participante du "Parcours Passerelle"
La recherche d’un emploi n’est pas toujours un parcours facile. Envoi de CV, relances téléphoniques, demande de rendez-vous… Le contact entre candidats et entreprises n’est pas toujours simple. S’appuyant sur ce constat, MACS a mis en place Parcours Passerelle, un atelier qui met en relation les jeunes avec les employeurs du territoire. À 28 ans, ingénieure agroalimentaire diplômée avec une première expérience dans l’industrie, Lucie Marionnaud a testé avec enthousiasme ce dispositif afin d’entreprendre une reconversion professionnelle.
MACS : Avant le Parcours Passerelle, où en étiez-vous dans votre recherche d'emploi ?
Lucie Marionnaud : après mes études, j’ai occupé plusieurs postes de cheffe de projet dans la conception navale et dans le secteur alimentaire. Ces expériences m’ont beaucoup enrichie, mais elles m’ont également amenée à m’interroger sur le métier qui correspondrait le mieux à mes valeurs : importance du collectif, engagement, solidarité, ambition environnementale et territoriale. Comme j’ai toujours été très attachée aux Landes, j'ai choisi d'y retourner pour m'accorder une période de réflexion pour changer d’orientation.
MACS : Qu'est-ce qui vous a motivé à participer à cette rencontre entre jeunes et entreprises ?
L.M. : le hasard. Je cherchais à intégrer des structures porteuses de projets territoriaux, ce qui était assez éloigné de ma formation. Plutôt qu’une recherche d’emploi classique, j’ai opté pour une autre méthode me permettant de rencontrer directement les gens, et ainsi présenter mon profil. Je suis très reconnaissante envers France Travail qui m’a vivement encouragée à m’inscrire à l’atelier Parcours Passerelle organisé par MACS.
MACS : Ces échanges ont-ils été fructueux ?
L.M. : tout à fait ! J’ai trouvé la construction de l’atelier très pertinente, tournée vers l’écoute et la recherche de solutions, sans a priori ni jugements. Le principe est simple : une dizaine de candidats sont réunis avec autant d’employeurs venant de différents secteurs d’activité et exerçant sur le territoire. D'ailleurs, j’ai rencontré le représentant de la CCI des Landes, qui m’a proposé une immersion au sein de cet établissement public. J'ai aussi eu l'opportunité d'échanger avec un groupe de jeunes, accompagnés par la Mission Locale. Nous avons partagé nos expériences et ressentis.
MACS : Quelques semaines plus tard, vous avez été recrutée. Pensez-vous que le Parcours Passerelle a contribué à cette réussite et de quelle manière ?
L.M. : évidemment. Après l’atelier, tout s’est précipité ! France Travail m’a proposé un poste en CDD chez Initiative Landes, pour accompagner le financement de création ou de reprise d’entreprise. Ce travail m’a permis de nouer de nombreux contacts et m’a confortée dans mon choix de quitter le milieu industriel. Grâce au réseau développé par les partenariats d'Initiative Landes, j’ai eu l'opportunité de poursuivre ma réorientation en rejoignant la communauté de communes d'Aire-sur-Adour en septembre 2026 en tant que chargée de développement économique et j’en suis ravie.
MACS : Quel message souhaiteriez-vous adresser aux entreprises qui hésitent à participer à ce type d'action ?
L.M. : je pense que les jeunes ont besoin de sentir que l’on peut leur accorder du temps pour les rencontrer et les écouter. C’est pour eux une source de confiance et de motivation. Tous les préjugés ou les malentendus s’effacent lorsque l’on a la possibilité d’échanger.
MACS : Recommanderiez-vous ce cheminement à un jeune en recherche d’emploi ?
L.M. : absolument, je soutiens à 100 % le Parcours Passerelle qui montre aux jeunes qu’ils ne sont pas seuls et qui apporte une connaissance réelle du marché local. Je suis également très reconnaissante de l’aide précieuse apportée par France Travail et la Mission Locale. Si j’ai un conseil à donner à ceux qui cherchent un emploi, c’est de mettre en avant leurs qualités personnelles, car les compétences techniques sont importantes, mais elles peuvent se développer tout au long de la carrière. Donc, pour moi, c’est le plus important.