Désensablement du lac

Le constat

Le détournement de l'Adour en 1578 a donné lieu à la création d'un lac en eau douce. En 1876, un chenal a été réalisé afin de désensabler la passe du Boucarot. C'est à partir de cette date que le lac est devenu un lac marin artificiel. Le phénomène d'ensablement du lac est un phénomène constant. Les différentes études estiment que 17 000 m3 de sable restent " piégés " dans le lac chaque année.

À l'horizon 2028, si aujourd'hui rien n'est fait, le dysfonctionnement sera tel que le lac sera dans une situation irréversible. Il aura perdu sa richesse environnementale et son attrait.

Le territoire s’est mobilisé

À partir de 2015, à l'initiative des élus, des études scientifiques ont été conduites pour concevoir les solutions envisageables, et :

  • définir les sites où il conviendrait de prélever du sable,
  • caractériser les sédiments, et les techniques à utiliser,
  • valoriser le sable extrait,
  • organiser les mesures environnementales à prendre.

Sur la base de ces éléments et après plusieurs réunions d’information et de concertation, une enquête publique a conclu favorablement à la réalisation du projet retenu. Un arrêté préfectoral a été pris autorisant l’opération.

Planning de chantier de désensablement du lac d'Hossegor

La solution retenue

130 000 m3 de sable serviront à consolider le pied de dune de la plage du Santocha à Capbreton (il s'agit de la plage de Capbreton la plus impactée par le recul du trait de côte). 20 000 m3 seront déplacés à l'intérieur du lac pour la création d'une zone de conservation des herbiers de zostères. Des mesures environnementales d'accompagnement (aire de repos et zone de quiétude pour les oiseaux) ont été prises sur ce chantier suivi par un écologue indépendant (ETEN environnement).

Il a été convenu, avec les services de l'État, de mener une campagne complémentaire d'analyse des sédiments à extraire avant le démarrage des travaux, et de faire un point d'étape à 50 000 m3 afin de mesurer les impacts, sur le lac et sur la plage du Santocha. En cas d'anomalie, le chantier serait suspendu.

Un comité de suivi sera installé avant le début des travaux. Il réunira des associations de protection de l'environnement, des usagers du lac mais aussi du milieu marin, les services de l'état et les collectivités locales. Il aura pour mission de veiller au bon déroulement de cette action qui sera engagée fin novembre pour une durée de 6 mois.

La communauté de communes est consciente des interrogations liées à cette opération complexe et des nuisances temporaires générées à cette occasion. Après cette nécessaire période d'études qui ont mis en évidence les enjeux, environnementaux, sociaux et économiques d'une disparition de ce site exceptionnel, il est impératif d'agir, maintenant, pour sauver le lac.

Pour aller + loin > FOIRE AUX QUESTIONS

Coût total de l’opération : 2 700 000 € HT dont

  • Travaux : 2 599 000 €
  • Écologue : 71 000 €
  • Maitrise d’oeuvre : 28 000 €
  • Sécurisation du chantier : 2 000 €

Opération de désensablement financée à 80 % par :