S'organiser

Astuces pour bien vivre la sortie du confinement

Prenons de nouvelles habitudes !

Le confinement nous a obligés à nous adapter, à modifier nos habitudes de vie. Et dans les semaines à venir, il va falloir s’adapter à notre nouveau quotidien. Il n'est pas question de reprendre la vie "comme avant" pour l'instant. Une chose est certaine, il y a beaucoup d'incertitudes mais il y a aussi des choses que nous savons déjà. Voici comment nous pouvons commencer à les optimiser dès maintenant !

Avec le dé-confinement il est important de préparer vos enfants, ils ne vont pas apprendre du jour au lendemain la distanciation sociale et les gestes barrières.

Les gestes barrières au quotidien 

Apprendre aux enfants à se laver les mains 

Pour le lavage des mains, il faut leur montrer comment procéder étape par étape. Il faut systématiser les lavages quand on rentre à la maison, avant de passer à table, en sortant des toilettes...

Ces gestes, en tant que parents, nous les avons intégrés. Mais pour les enfants, c'est souvent plus compliqué ! 

Un des grands enjeux sera de faire la même chose à l’école. Chaque école aura des solutions privilégiées pour que votre enfant respecte les gestes barrières à l’école. En attendant il est important de s’entraîner à la maison pour être prêt pour le jour J.

Cette petite fille au Niger vous explique toutes les étapes pour bien se laver les mains avec de l'eau et du savon.

Les enfants doivent-ils porter un masque ?

Les autorités sanitaires recommandent le port du masque ant-projection, également appelé masque « grand public ». Le ministère de l’éducation nationale mettra donc à disposition de ses agents en contact direct avec les élèves au sein des écoles et des établissements des masques dit « grand public » de catégorie 1.

Pour les élèves : 

- Pour les Collégiens/lycéens, le port du masque est obligatoire ; 

- Pour les élèves en école élémentaire, le port du masque n’est pas obligatoire mais les enfants peuvent en être équipés s’ils le souhaitent et s’ils sont en mesure de le porter dans des conditions satisfaisantes ;  

- Pour les élèves en école maternelle le port du masque est déconseillé, sauf pour les élèves présentant notamment des pathologies respiratoires chroniques sévères ou une immunosuppression, si leur état de santé le permet 

Il appartiendra aux parents de fournir des masques à leurs enfants lorsque les masques seront accessibles aisément à l’ensemble de la population. Dans l’attente, le ministère de l’éducation nationale dotera chaque école, collège ou lycée pour que des masques puissent être mis à disposition des élèves qui souhaitent ou doivent en être équipés et qui peuvent en user à bon escient 

Le jour de la reprise de l’école

Le grand principe : ÉVITER d’ÉVITER. En effet, lorsqu’on affronte progressivement une situation qui nous fait peur (lorsqu’on « s’expose »), l’anxiété monte jusqu’à un certain point, se stabilise à ce niveau pendant un certain temps, puis redescend. La répétition de l’exposition à cette situation va permettre petit à petit à l’anxiété de diminuer en intensité et de durer moins longtemps avant de redescendre. C’est ce qu’on appelle le phénomène d’habituation. La situation pourra alors être vécue avec de moins en moins d’inquiétude.

Faire confiance à votre enfant pour gérer la crise et faire confiance à l’équipe éducative : Quand votre enfant va mal, vous êtes également angoissés. Particulièrement, avec le dé-confinement, vous n’êtes pas très à l’aise avec le fait de le laisser à l’école. Vous avez presque autant peur que lui. C’est tout à fait normal. Ne faites pas trop durer les « au-revoir » dans la voiture ou à la porte de l’école. Afficher un air confiant, encourager votre enfant à entrer dans l’école, faire confiance à l’équipe éducative sont autant d’arguments pour que la rentrée se passe bien. En général les pleurs cessent assez rapidement. Et la vie de l’école reprend. 

Si jamais votre enfant reprend l’école une semaine sur deux ou un jour sur deux

- Planifier avec les enfants une organisation hebdomadaire la semaine où il est à la maison

- Planifier la journée (heure de lever, activités, rythmes de repas, sommeil) sans chercher à avoir autant d'heures d'enseignement à la maison qu'en classe.

- Les élèves doivent travailler 3-4 heures maximum par jour

Mon enfant refuse de retourner à l’école après la fin du confinement ! Que faire ?

Repérer ce qui déclenche son stress et son refus d’aller à l’école

Garder une trace, des souvenirs du confinement

Vous avez peut-être élaboré un « journal des kiffs », un journal du confinement. Si ce n’est pas le cas, il n’est pas trop tard pour évoquer les bons moments vécus en famille. En fonction de l’âge de votre enfant, trouvez le support le plus adapté (dessin, mimes, émoticônes, …). Créer un album photo de cette période avec quelques évènements clefs, des articles de presse …

Pour les plus grands, vous pouvez créer un tableau avec d’une part ce que vous avez vécu pendant le confinement et d’autre part, ce que vous vivrez différemment après, ce que vous modifierez ; l’occasion de philosopher ensemble .

Échanger et envisager l’après

Il est important de discuter avec les enfants de la situation, de leur retour à l’école, évoquer avec eux comment s’est passée leur journée, leurs bons moments passés, voir s’ils ont des craintes, des questions, des histoires à raconter… 

Ils ont dû s’adapter au confinement, ils vont devoir maintenant s’accommoder au dé-confinement progressif, peut être avec une scolarité à mi-temps… encore beaucoup de changements pour eux sont à prévoir. D’ores et déjà, nous savons que de nouvelles habitudes de vie sont à prendre !

Plus d’informations :

L’ensemble de nos articles « Famille : bien vivre confinés » restent en ligne sur le site de MACS, vous pouvez vous en inspirer pour proposer des activités à vos enfants les jours où il n’y pas école ou tout simplement pour vous détendre en famille. 

Le service Enfance Jeunesse de MACS ne manquera pas de vous informer des prochains rendez-vous : les séjours de l’été en lien avec les accueils de loisirs du territoire, les trois dernières dates du SKATE TOUR qui, nous l’espérons, se tiendront peut-être à la rentrée… et d’autres projets à venir !

Nous avançons tous ensemble en suivant les préconisations du gouvernement. 

L’Escale Info, située à Capbreton, rouvrira ces portes au public à compter du lundi 12 mai : en accueil restreint et limité. Pour plus d’informations, prenez contact au 05 58 41 09 51.

En attendant de se retrouver, prenez soin de vous…

Vous est-il arrivé de vous dire… ?

« J’aimerais me faire comprendre mais je ne trouve pas les mots. »

« J’aimerais avoir la patience de comprendre l’autre mais je suis à bout. »

« J’aimerais arriver à être moi même sans m’écraser, ni écraser l’autre, sans m’agacer, ou agacer l’autre. »

Dans cette nouvelle configuration de vie, le confinement nous amène à changer nos habitudes, notre organisation, et notre façon de voir mais il nous amène aussi à voir nos défauts, nos limites et nos incapacités ce qui peut être dur à accepter et à expliquer à son entourage. 

Un cadre qui fait sens

La loi française établit que “les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité” article 371.1 du Code Civil, réforme de la loi du 4 mars 2002

La mise en place de temps d’échanges permet de construire lentement et avec cohérence les règles de la vie de groupe, avec l’engagement des enfants. Ces temps d’échange aident à co-construire le cadre et les règles du vivre ensemble.

Dans cette prise de conscience, comment proposer une organisation familiale adaptée, comment poser ses limites, et respecter celles de chaque membre de la famille ?

Poser ses limites

S’organiser, mettre un cadre, avec les droits et devoirs de chacun, permet de rassurer son entourage, ses enfants et surtout de nous rassurer nous-même.

Mais comment expliquer ses besoins si on les connaît pas ou si on ne sait pas les identifier ??

Il en va de la responsabilité du parent de mettre les limites pour permettre à vos enfants de grandir dans un contexte rassurant, et apaisant.  

Vous pouvez vous aider en vous appuyant sur les étapes du développement de l’enfant afin de comprendre dans qu’elle période d’évolution il se situe. 

N’oubliez pas que vous apprenez à être parent chaque jour ; cela demande une adaptation quasi permanente. Soyez bienveillant envers vous-même, l’erreur fait partie de l’humain et c’est aussi ce qui nous permet d’apprendre. 

Comprendre les émotions 

Tableau des émotions (et sentiments)

La roue des émotions peut vous aider dans le décryptage

Il est bon de laisser les émotions sortir quand vous sentez que c’est nécessaire. Bien souvent, quand une personne exprime une émotion, surtout si elle est négative, l’entourage demande « Mais pourquoi tu pleures, ou tu te mets en colère etc.. », comme si nous devions absolument avoir une raison valable de ressentir les choses. Soyons honnêtes, nous n’avons pas toujours d’explication rationnelle, et c’est normal ! Malheureusement, nous avons tendance à demander à nos enfants cette explication non rationnelle. Si l’adulte se trouve déjà en difficulté face au trop plein émotionnel, vous pouvez imaginer la difficulté pour un enfant ou un ado à l’exprimer.

A cet instant, la seule chose que l’être humain a besoin, c’est d’être rassurer sur l’amour de l’autre, de pas se sentir jugé et d’avoir une porte ouverte à une future discussion. 

Maintenant que tous ces facteurs sont clarifiés, comment les mettre en place pour mieux cohabiter 24h/24h ?

Pour changer les choses, nous devons d’abord changer nous-même ; une petite discussion avec soi s’impose ! Mais par quoi commencer ? Peut-être en essayant de répondre à quelques questions du type :

- Quels sont les besoins qui sont nécessaires à mon équilibre et à mon bien-être ?

- Quels sont ceux sur lesquels je peux faire des compromis et quels sont ceux qui ne sont pas négociables ?

- Qu’est-ce que je veux et qu’est-ce que je veux plus aujourd’hui ?

Ces questions sont valables pour l’ensemble de la famille lorsque chacun prend le temps de réfléchir à ses besoins, il est plus facile d’expliquer nos comportements et d’être entendu.

On ne peut pas parler à sa famille sans parler d’abord à chacune des parties du couple. C’est ce noyau qui va permettre la mise en place du changement, une écoute, une bienveillance et une compréhension de l’autre … ce qui ne veut pas dire que vous devez être d’accord sur tout, on peut comprendre l’autre sans être d’accord avec lui.

N’oubliez pas que votre partenaire n’est pas vous, mais il doit être celui ou celle avec qui vous êtes vous-même sans masque et sans filtre.

Lorsque le couple parental aura su s’entendre, s’exprimer, se comprendre sur les émotions et les besoins, il pourra alors établir une meilleure communication. Pour vous y aider, nous vous proposons une série de questions pour vous soutenir dans l’organisation de vie confinée :

1) Quels sont les règles de fonctionnement de la maison aujourd’hui ? Heure de repas ? Tâches quotidiennes, par qui, quand et comment ? …

2) Y a-t-il des plages horaires communes de travail à l’ensemble de la famille ? Existe-t-il une alternance dans la responsabilité des devoirs, une répartition en fonction des compétences ? 

3) Vous autorisez-vous des moments rien qu’à vous ? Y’a-t-il dans la journée une heure de relax, sans aucune contrainte pour chaque membre de la famille. Il est important pour chaque être humain d’avoir un temps pour soi bien établi et respecté par les autres.

4) Avez-vous déterminé une journée « zéro contrainte » pour l’ensemble de la famille ou à tour de rôle ?

5) Avez-vous responsabilisé vos enfants en leur proposant de préparer un repas par semaine par exemple, pour qu’ils puissent aussi montrer leur capacité de vous étonner. 

- Essentiel des sources : Sabine Grenier, conseillère conjugale et familiale -

Les 6 C pour poser des règles en famille (et s'y tenir !)

Il est très difficile de poser des règles, soit parce que nous nous trouvons trop laxistes soit trop autoritaires. En réalité, nous oscillons régulièrement de l'un à l'autre!

1- Claire : la règle doit avant tout être claire !

Vous gagnerez en efficacité à préciser et décrire ce à quoi vous vous attendez :

« Ne rentre pas trop tard »! devient  => Je souhaite que tu sois là à 22h00 !

2- Constante : la règle ne changera pas selon votre humeur !

Ne soyons pas psycho rigide, il peut y avoir des exceptions !

3- Cohérente : l'enfant apprend essentiellement par imitation attention à l'exemple !

Depuis la découverte des neurones miroirs nous avons la confirmation qu'une grande partie de l'apprentissage passe par le mimétisme.

4- Connue d'avance : il est indispensable surtout chez les plus jeunes de répéter les règles avant différents évènements comme une sortie, les courses...

5- Conséquences : bonnes ou mauvaises elles doivent exister

Les actes ont des conséquences, cela fait partie intégrante de l'apprentissage et dès le plus jeune âge ! Il faut également penser à souligner les bonnes actions.

6- Co-construite : établir les règles ensemble

Nous sommes plus enclins à suivre une règle que nous avons choisi plutôt que d'obéir à quelque chose qui nous est imposé.

Tout cela n'est pas magique mais en avoir conscience est le début d’un cadre adapté à votre famille.

- Source : SOS Parent -

Pour aller plus loin quelques lectures :

Il est indispensable de prendre conscience de nos priorités, non pas face à nos attentes ou aux attentes de la société, mais de ce qui est bon pour nous et pour les gens qu’on aime. Oser exprimer nos peurs et nos craintes, dire à ceux que l’on aime qu’on les aime pour ce qu’ils sont et non pas pour ce qu’ils font ou ne font pas. Ceux qui sont à nos côtés aujourd’hui sont ceux sur qui nous devrions compter et inversement. 

Être un bon parent c’est faire de son mieux et accepter ses erreurs

  

Vous pouvez toujours solliciter des conseils auprès d’une conseillère familiale sur la plateforme de l’Escale Info au 05 58 41 09 51.

Le lâcher-prise : indispensable en temps de Covid 19 !

Sources : Nadia Gagnier (psychologue) et Nicole Chammartin (directrice générale de l’organisme de santé communautaire Klinic à Winnipeg) proposent une panoplie d’astuces pour contrer l’isolement et éviter l’anxiété. 

Les sites La parentalité positive au quotidien, Peps et les conseils avisés de Sabine Grenier (thérapeute familiale et conjugale) complètent ces propos.

Lâcher prise, selon le Larousse, c’est le « moyen de libération psychologique consistant à se détacher du désir de maîtrise ».

Le confinement renvoie les parents à la fois à leur capacité de self control, leur niveau de résistance au bruit et leur maîtrise des bases du yoga. ☺

Nous vivons une période de transition ; il est normal d’avoir des réactions d’agacement ou d‘intolérance momentanés. Notre cerveau va peu à peu s’habituer à ces nouvelles conditions de vie.

Il est indispensable de ne pas rajouter de pression à la pression.

Les nouvelles règles, claires et logiques sur le déroulement de la vie de famille, y contribuent. 

Mettre en place une certaine structure peut avoir un impact positif sur le déroulement de la journée de nos enfants. Et aussi sur la nôtre ! Toutefois, le cadre doit rester souple.

Les apprentissages à la maison

Selon Solène Bourque (psychoéducatrice), Il est important de bien comprendre qu’on ne s’attend pas à ce que nous devenions des éducateurs-trices ou des enseignants ! Selon Médiapart (20/03/20) : « La demande scolaire est parfois importante. Le parent n’est pas l’enseignant, son enfant n’est pas son élève et la maison n’est pas la classe. » 

S’il vous revient de faire classe à la maison, ne vous montrez pas plus exigeants que la situation ne l’impose. L’idée est désormais de ne pas nécessairement avancer dans les programmes mais à minima de consolider les acquis tout en veillant à la santé mentale et physique des enfants et de la famille.

C’est aussi le moment d’apprendre différemment qu’à l’école. Les jeux, les visionnages, les partages en famille sont autant de moments d’apprentissage.

Et vous, qu’avez-vous envie d’apprendre ou de transmettre à vos enfants ? 

   

Parents confinés sans culpabilité !

Le conseil confinement de Muriel Ighmouracène, (ancienne directrice de crèche) :

Que vous soyez confiné(e)s avec vos enfants dans 30 ou dans 100 mètres carrés, vous n’avez pas la place de cohabiter avec la culpabilité pendant plusieurs semaines : chassez-la bien vite ! 

Soyez attentif à vos émotions à ceux des membres de votre famille et osez demander à votre conjoint(e) et vos enfants s’ils ont besoin ou envie d'être réconforté, osez demander du réconfort et du soutien si vous en ressentez le besoin, partager des moments d’affections et d’émotions). 

Vous faites ce que vous pouvez avec ce que vous avez et ce que vous êtes, en devant continuer à travailler pour certain(e)s d’entre vous. 

Essayez d’être toujours heureux du temps passé à travailler quel que soit le résultat. Vous pouvez vous demander quels sont vos besoins, qu’est ce qui important pour votre bien-être et celui de votre famille? 

Soyez doux avec vous-même (pour être doux avec les autres) : vous faites du mieux que vous pouvez en ce temps de crise. Concentrez-vous sur votre santé physique et mentale, ainsi que celle de votre famille, et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes ! Autorisez-vous à voir et vivre les choses autrement, profitez de cette pause pour affirmer ce qui est bon pour vous et les vôtres.

Pour vous détendre, vous pouvez regarder une famille parfaite ☺ : www.youtube.com/watch

Guilhome vous détend : être parent pendant le confinement : www.youtube.com/watch

Et pour ceux qui veulent prendre le temps, la conférence d’Isabelle Filliozat (psychothérapeute, auteure) : https://www.youtube.com/watch?v=OBTo7RiooaQ

   

Comment bien s'isoler... sans se sentir isolé

Portez attention à la quantité de nouvelles que vous consommez, informez-vous auprès d’une source fiable une fois par jour (une journée sans info peut être reposante !).

Posez-vous la question : sur quoi ai-je le contrôle dans cette situation ? Quand on n’a pas ou peu de contrôle sur quelque chose, c’est important de lâcher prise, parce que ça permet de préserver son énergie pour les aspects de notre vie qu’on contrôle vraiment. 

Autre question : de quoi avez-vous peur dans ce que ne vous maîtrisez pas ? Le fait de reconnaître sa peur permet de mieux expliquer à son entourage la raison pour laquelle on agit d’une certaine manière, tout en acceptant de reconnaître que l’on a besoin d’être rassuré et réconforté.

Faites-le plein d’informations positives : beaucoup d’artistes se mobilisent ; il existe beaucoup de vidéos témoignant de la solidarité qui se manifeste d’un bout à l’autre de la planète. Soyez attentif à ce qui vous apporte de la joie, de la satisfaction, la façon dont vous pouvez profiter de ce temps.

On peut aussi se tourner vers des activités qui nécessitent plus de calme, qui sont apaisantes pour soi. Chaque personne est douée de sens créatif : c’est l’occasion de le mettre à profit !

Chanter, danser aussi souvent que possible, cela redonne du peps au quotidien.

L’échange et la communication sont essentiels au bien-être. S’il vous arrive de vous sentir isolé, vous pouvez téléphoner, voir vos amis par skype, whatsapp, zoom, …

Créez du lien et faire preuve de solidarité avec les voisins, les personnes âgées.

Essayez de vous ménager des espaces où vous serez seuls, prenez un temps pour respirer sans vos enfants si vous en avez la possibilité.

Demandez-vous comment vous pouvez l’envisager? Que pouvez-vous proposer à vos enfants pour qu’ils respectent votre temps de solitude? Comment respecter les leurs? Cela peut être par un signe visible par exemple une écharpe sur la poignée de porte ou un symbole collé sur la porte…. Parlez-en et trouvez ensemble le signe que tout le monde respectera et comprendra. 

En ce qui concerne l’anxiété des enfants ou encore des personnes âgées, Mme Gagnier recommande d’instaurer un rendez-vous régulier pour discuter. En parlant de cette situation avec les enfants, il peut être plus sage de se laisser guider par leurs questions, en leur demandant ce qu’ils comprennent, s’ils ont des interrogations, des questions, poursuit-elle. 

Pour améliorer l’ambiance familiale

Si après tous ces « conseils », vous vous sentez encore en difficultés, vous pouvez appeler notre équipe de professionnel(e)s qui peuvent vous aider, vous soutenir et vous accompagner dans ce nouveau climat familial et conjugal quelle que soit la situation que vous traversez.

Escale Info : 05 58 41 09 51

METTRE DES MOTS SUR SON EXPÉRIENCE

Le confinement !
Rester chez nous, l’affaire de beaucoup d’entre nous…

   

Cela fait plus d’une semaine que nos enfants ne se rendent plus dans leurs établissements scolaires. Nos habitudes quotidiennes ont été bouleversées et nous devons nous adapter à cette situation soudaine et inconnue.

Où en êtes-vous dans vos pratiques quotidiennes, votre organisation ?

Comme un point d’étape à cette période indéterminée de confinement, nous vous proposons une réflexion et des outils pour améliorer vos relations familiales.

Et pourquoi pas ne réfléchir en famille à des règles, à une charte ou chacun (parent, enfant) aurait des droits et des devoirs… 

L’écrit nous engage, Anna Spatazza (Éducatrice de jeunes enfants) explique les vertus de cet exercice : « écrire, c’est s’engager pour eux comme pour nous. Il est important de le faire. Mais trop d’interdits, ce n’est pas tenable. Écrivez le non-négociable, l’incontournable et lâchez prise sur l’accessoire. Mais lorsque la règle est posée, sachez la tenir. Et si elle n’est pas respectée, faites savoir qu’il y aura des conséquences. »

Que pourriez-vous indiquer dans cette charte ?

Les routines : 

- l’heure de lever, de coucher

- le fonctionnement de la semaine : lundi à vendredi et week-end ?

- les horaires dédiés au temps scolaire, les pauses

- les heures de repas, de la toilette…

Conserver des rythmes sécurisent et participent à rendre la vie familiale plus agréable. 

Les activités :

- les moments plaisirs : rigoler, jouer… 

- les temps ensemble

- les temps personnels, à soi 

- les écrans : quels écrans ? quel temps ? 

- les tâches ménagères : quoi ? qui ? quand ?

Laisser une place à un moment dit « vide », à « l’ennui » !

Anne Jeger, Psychologue clinicienne explique : « l’ennui est signe d’une bonne santé psychique.

C’est dans cet espace du « rien faire » que tout va se jouer. Se confronter à l’ennui peut permettre à l’enfant de développer son imagination et sa créativité. Dans les moments creux où il se plaint qu’il ne sait pas quoi faire, l’enfant va faire appel à ses propres ressources pour inventer et créer. C’est ainsi qu’il a appris à développer son imagination. »

Les comportements :

- respect de soi, respect des autres

- dialoguer, se parler

- parler positif : notre cerveau comprend beaucoup mieux les messages affirmatifs et positifs / le vocabulaire du changement

- coopérer, s’entraider

- se valoriser

À vous de définir ensemble ce qui est acceptable, non acceptable comme attitude, de délimiter les espaces de vie, personnel et en commun.

Pour renforcer les liens familiaux, voici quelques idées pour s’amuser à la maison :

1- Les jeux stimulent, procurent détente et plaisir

Jean Epstein, psychosociologue et spécialiste du jeu explique : « le jeu, c’est la vie de l’enfant ! Le jeu permet le développement individuel (psycho-moteur-sensoriel), familial et social de l’enfant. Jouer est donc naturel et essentiel pour l’enfant, c’est pourquoi le jeu est un véritable laboratoire d’apprentissage et de bien-être. »

Adélaïde Lefèvre, psychologue clinicienne, nous parle du rôle des jeux en famille : « les jeux en famille permettent de montrer que le parent peut être dans une situation symétrique avec son enfant. Pour l’enfant, c’est important de voir que le parent peut se mettre à son niveau. Dans un jeu, il n’y a plus cette relation d’éducation, il n’y a plus qu’une relation de jeu. Cela permet à l’enfant de voir son parent autrement, de le voir comme un compagnon de jeu. Donc ça permet de démystifier un peu le parent et pour l’enfant de voir que même l’adulte capable aussi d’être comme un enfant et de se mettre à sa portée. »

2- Regarder les photos : pour se remémorer les souvenirs, échanger nos souvenirs avec nos enfants, évoquer le passé

Susana Elkin, psychologue et psychanalyste explique : « les souvenirs d'enfance sont ceux sur lesquels on se construit. Ils sont la garantie qu'on a un passé. Et quand on a un passé, c'est qu'on est sûr d'avoir une histoire et qu'on peut donc penser à un avenir. »

Yasmine Grasser, psychanalyste dit : « les enfants aiment connaître les souvenirs de leurs parents. »

3- Les activités à partager : physique, culinaire, artistique…

Au-delà des bienfaits physiques ou des vertus thérapeutiques, les activités partagées renforcent les liens et fournissent une multitude de bénéfices.

Chaque activité proposée apporte des bienfaits aux kids et leur permettent de développer des qualités : confiance en soi, empathie, communication…

4- Instaurer de nouveaux rituels

Explications et conseils de la psychologue Lyliane Nemet-Pier, spécialiste de l’enfant : « routines et rituels, leur importance et leurs vertus chez l'enfant : développent le sentiment de sécurité, facilitent les transitions, fait gagner en autonomie et en compétence. »

5- Proposer des challenges entre vous, aussi à votre famille, vos amis à distance

6-

En somme, soyons inspirés et créatifs !

Fiches : 

Nous vivons un moment inédit, bizarre peut-être.
Tout n’est pas parfait ? C’est normal !
Mais, on peut faire mieux ou différemment si la situation n’est pas idéale.
À commencer par échanger en famille.

Certains sujets ont surement été abordés ou réfléchis : la place de chacun, les moments d’intimité, l’organisation des devoirs, l’explication du virus aux enfants, les peurs, la répartition des tâches, les écrans, …

Cette expérience de la semaine passée mérite d’être discutée ensemble.
« J’ai aimé… », « Je n’ai pas aimé, … », « Je n’arrive pas à … », « Les règles ne sont pas respectées … » 

Toute la famille peut participer à mieux vivre la semaine à venir …
« Je propose, … », « On pourrait modifier… », « Tout est à revoir concernant … »

Votre enfant, en fonction de son âge, sera certainement porteur de solutions !Prendre le temps de l’écouter et construire cette nouvelle semaine avec lui est essentiel.

Proposer des idées, agir pour améliorer le quotidien, s’investir, …

Il s’agit d’un des droits fondamentaux des enfants reconnus par la Convention Internationale des Droits de l’Enfant : https://www.unicef.fr/dossier/convention-internationale-des-droits-de-lenfant